Ludacris, un type bien: la preuve en 10 clips (VF)

On vous a fait un florilège des meilleurs clips de Ludacris, parce que beaucoup l’ont oublié, mais Ludacris, c’était un putain de génie qui était capable de mettre des nains et des loups-garous dans ses clips pour l’amour du beau geste.

Tout le monde semble l’avoir zappé aujourd’hui, mais un des types les plus en place dans le rap jeu dans les années 2000, c’était Christopher Bridges, aka Ludacris. Difficile à croire mais celui qui jouait récemment le rôle d’un maton dans la série Empire était, il y a moins de 10 ans de cela, un des grands gourous du rap US version dirty South.

ludacris

Le mec avait un contrat publicitaire avec Pepsi, il s’embrouillait sans pression avec Bill O’Reilly et Oprah et c’était l’office de tourisme d’Atlanta à lui tout seul, bien avant TI et bien avant l’autre fiotte de Childish Gambino.

Parmi ses nombreux faits d’armes de l’époque, on peut noter le fait que Luda a permis à Kanye West de se faire produire son premier album avec de vrais moyens.

En effet, quand Kanye préparait « The College Dropout« , personne ne voulait se risquer à soutenir l’album d’un beatmaker sorti de nulle part avec des polos roses et la street crédibilité de Steve Urkel.

Il a fallu que Yeezy fasse appel à Luda sur « Breathe In, Breathe Out » pour que Lyor Cohen, un des dirigeants de Def Jam de l’époque débloque un vrai budget pour terminer et promouvoir l’album. Parce qu’à l’époque un morceau de Luda, même s’il puait la merde par rapport au reste de l’album, c’était l’assurance de bonnes ventes pour le disque.

kanye luda

Allô la police? Oui, je viens de voir M. West glisser une quenelle.

Au-delà des chiffres, si Ludacris a une place à part pour nous, c’est surtout parce que, pendant quelques années, avec son label Disturbing tha Peace et ses collègues d’Atlanta, il a été un des grands parrains du rap Sudiste, un rap sans prise de tête et bon esprit, avec des gros 4X4, des filles nues et des instrus efficaces: Que demander de plus?

Ludacris c’est l’amour des choses simples, le type qui te réconcilie avec le Bobby (ou le Bof pour les franchouillards) qui sommeille en toi. Celui qui, parfois, te pousse à rouler le coude à l’air avec la musique à fond quand il fait beau ou à appeler les filles les plus moches « Bibiche » après deux ou trois verres.

Si on aime tant Ludacris, c’est surtout parce que le bon goût et toutes les conneries de ce genre, il n’en avait absolument rien à battre comme en témoignent certaines pochettes de ses albums.

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Une tendresse particulière pour la pochette de Chicken and Beer, qui tient tout simplement du génie. Mais Plus que ses pochettes d’albums, ce sont les clips de Luda qui sont rentrés dans la légende par leur niveau de gogolerie et par les moyens que le bonhomme mettait pour nous faire marrer.

Même si Luda n’est plus que l’ombre de lui-même aujourd’hui, même si son dernier album est sorti dans l’indifférence générale, même si ses derniers sons  étaient assez merdiques, même s’il a ouvert les portes des Enfers en lançant la carrière de Justin Bieber et même s’il n’est plus connu par les moins de 20 ans que pour ses apparitions dans Empire et son rôle dans Fast and Furious; pour nous il reste un des rappeurs les plus marrant de ces 20 dernières années. Le Freakazoid du dirty South.

Freakazoid

Petite compilation maison des 10 meilleurs clips de Luda, et à chaque fois on vous dit pourquoi c’est génial. Il n’y a aucun classement, aucun ordre, on a juste sorti les titres comme ils nous venaient. Cherchez pas le sens.

1. Welcome to Atlanta

Jermaine Dupri, le beatmaker à l’origine de ça et ça, et Luda deviennent, le temps d’un clip, les guides touristiques de leur bonne ville d’Atlanta. Dans un bus estampillé « Dirty South », les bougs emmènent une cargaison de touristes dans les rues de la ville.

Caméos sympas de Big Boi, TI ou Lil Bow Wow, mais ce qui rend le truc exceptionnel, ce sont les séquences cartes postales balancées tout le long du clip.  Une Asiatique qui se fait des tresses plaquées dans un esprit de fraternité, une grosse « White Trash » avec un tatouage Thug life sur le bide, une Mamie avec des grillz sur les chicots, des Pimps, et des grosses jantes en alu. Bref tout ce qu’on aime. Et à la fin du clip, tout ce petit monde (touristes retraités et autochtones) finit dans un club pour frotter des derrières avec un Doo-rag sur la tête et une paire de Dickies. En un mot: Exceptionnel.

Suite au succès de ce morceau, Jermaine Dupri avait même  sorti un remix coast to coast où Diddy, Snoop et Murphy Lee venaient parler de leurs localités respectives. So so Def.

2. One More Drink (feat T-Pain)

L’alcool, ses joies et ses désillusions.

Luda raconte toutes ses mésaventures sous 4 grammes dans une séance des alcooliques anonymes.

Le principal problème de Luda quand il a bu, ce n’est pas trop la bagarre ou les vomis intempestifs, mais plutôt sa tendance à  baiser des meufs très moches (genre loups-garoux ou Béa dans H) et à ne pas assumer le lendemain, au point de s’arracher le bras pour quitter une go un peu trop collante. Ces meufs moches que seul l’alcool permet de soulever: je crois que c’est un truc qui est arrivé à quasiment tout le monde.

bobby shaw

Histoire rendant le clip un peu plus intéressant: Le mec qui tient la réunion des Alcooliques Anonymes au début, c’est Katt Williams, le cousin de Ludacris, qui est aussi un comédien de second rang (Bobby Shaw dans Ma famille d’abord pour ceux qui se rappellent).  Récemment, Katt Williams a refait surface pour des faits peu glorieux puisqu’en plus d’être devenu un camé, il s’est récemment fait défoncer par un gamin de 15 ans, au point de devenir la risée des Internets. Il y a plein d’autres dossiers sur le type. On vous laisse googler tout ça.

3. Area Codes

 Quand Rush Hour 2 sort en 2001, les producteurs ont la bonne idée de faire 2 bandes sons pour doper l’intérêt du film auprès de différentes cibles. En plus de la BO classique, la production sort « Def Jam’s Rush Hour 2 Soundtrack », un peu à l’image de ce qui avait été fait pour le film La Haine quelques années plus tôt en France.

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Nate et Luda ont collaboré sur d’autres morceaux, comme « Real PIMP » qui figure dans notre playlist du souteneur

La chanson phare de cet album, c’est Area Codes, une chanson dans laquelle le prince d’Atlanta rencontre Nate Dogg, la légende de la Côte Ouest pour parler de leurs nombreuses conquêtes, le tout dans un très beau clip où les filles en bikinis arrivent sur l’île de Luda comme les Marines sur les plages de Normandie en 44. Cette célébration de la femme a permis à Luda et Nate Dogg de gagner un Grammy, de se faire connaître partout dans le monde et de faire chier Bill O’Reilly.

« I ve got hoes, in different area codes ». Un refrain poétique et des couplets où Luda énumère les codes postaux des localités où il peut poser ses valises et accessoirement copuler avec des filles chargées. Un concept repris quelques années plus tard en France par Aelpéacha, dans son morceau « J’ai des chattaterres« . Les grands esprits se rencontrent.

4. Get back

« J’ai des gros bras, la chatte à Popeye. » Tous les ratpis fanatisés avaient crié au génie quand Booba avait sorti ça sur Kalash. En même temps ces mongoliens crient au génie pour à peu près tout ce qui touche à Elie Yaffa.

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Les fans de Booba

Luda, les gros bras façon Popeye, il en fait pas une rime facile mais un clip dans les chiottes d’un bar où il se tape avec un clodo qui s’appelle « Money Low » parce qu’il l’a touché sans se laver les mains après avoir fait pipi (faute grave). Après lui avoir cassé le dos, Luda et ses gros bras partent faire des tours de quad avec des grosses dames en tailleur Chanel… La gogolerie de Luda dans ce clip est à un niveau inégalable.

Pour info, c’est sur ce morceau que Tom Cruise bouge son cul dans « Tonerre sous les tropiques« .

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5. Roll out (My business)

Dans la même veine que Get back, Luda a sorti une autre vidéo Overseized. Un clip sympa où Ludacris ride en Mercedes avec une grosse tête comme dans le mode Big Head de Nba Jam. Notons que quand il roule en SLK, Ludacris a beaucoup moins de mal à gérer de la donzelle que Def-Bond, (et que moi aussi, mais c’est une autre histoire)

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6. Stand up feat Shawnna

C’est plus un clip là, c’est un épisode des Animaniacs, un chef d’oeuvre. Ludacris rentre en boîte sur un beat de Kanye West (the old Kanye), encore lui. Il fait se lever les handicapés, atterrit dans un cartoon et danse avec des nains. Il pisse même sur une fille à un moment, mais vu qu’il a été transformé en bébé à moustache comme Marlon Wayans dans Little Man. Luda la légende vivante.

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7. Saturday feat Sleepy Brown

Le son idéal pour aller à la synagogue en caisse le samedi matin.

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Mais attends, ça n’a pas de sens:  on ne peut pas utiliser la voiture le jour du shabbat, et on ne peut pas allumer le poste non plus…

Pour le clip, Luda a sorti son plus bel afro. Le soleil brille, les poules se font déboîter le caisson et tout le monde finit dans une grosse soirée dans la meilleure cabane dans les arbres de Géorgie… bref, c’est samedi.

8. Southern Hospitality

Encore une glorification de la vie dans le dirty South. Côtes de porcs grillées, Cadillac escalade et filles pas farouche, tout le charme de la Géorgie sur 4 minutes 47. La vidéo est moins marrante que Welcome to Atlanta, mais elle vaut quand même son pesant de cacahuètes. Et à un moment, Ludacris se fait percuter par un tour bus.

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9. Undisputed

Deux intérêts à ce clip:

  • Ludacris se fait entrainer par Floyd Money Mayweather comme dans Rocky 3 quand Apollo Creed entraine Rocky pour son retour… mais en moins gay.

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  • Ludacris se fait mettre à l’amende par un gamin de huit ans qui boxe mieux que lui.

10. Move Bitch

 

Quelle meilleure façon de conclure que de gentiment vous inviter à gicler tas de salopes. C’est en substance ce que dit Ludacris dans cet hymne à balancer dans les bouchons, à son boss ou à sa femme quand elle commence à trop prendre la confiance.

Avant de partir, il y a un clip de Luda dont on a pas eu l’occasion de parler: c’est Pussy Poppin. Pour un public averti.  On y voit Luda et ses potes, canettes de Heineken dans la main qui balancent des biffs sans respect sur des strippers, le tout dans un club bien glauque. Les Ligues féministes ne sont pas forcément fans de ce clip mais il fallait qu’on vous informe de son existence. Vous en faites ce que vous voulez.

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U ain’t got go home, but U got to go outta here!!

Auteurs: Kalvin Bruins & Brainiac Xanathos
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